Much Wenlock & Le Rapport Olympien
En réponse à la NOA, Le Club de l’Athlétisme Amateur, devenu plus tard l’Association de l’Athlétisme Amateur [AAA] de nos jours l’organisme officiel de l’athlétisme britannique, a été établi précipitamment par une élite convaincue que le sport britannique devrait être réservé aux « amateurs et gentlemen », autrement dit, aux écoles privées et aux Universités d’Oxford et de Cambridge, sous leur contrôle et avec son siège à Londres. La NOA se heurtait à une vive résistance mais par son existence même, a obligé la AAA d’ouvrir ses portes aux « hommes de tout rang ».
Pour le Jubilé de la Reine Victoria en 1877, Brookes avait sollicité un Prix Olympien de la Grèce pour cette année spéciale. En réponse à cette requête, le Roi Georges I a envoyé un trophée en argent, gravé comme il faut, qui a été présenté à l’occasion des Jeux Olympiens Nationaux à Shrewsbury. Par conséquent, Penny Brookes a rencontré Son Excellence J.Gennadius, Chargé d’Affaires Grec à Londres.
Le Journal Grec Clio, en juin 1881 a signalé que « le Dr. Brookes, ce philistin passionné, s’efforce d’organiser un Festival International Olympien à avoir lieu à Athènes…»
Malheureusement, la Grèce subissait une période de transition et malgré l’enthousiasme de Brookes et Gennadius, le gouvernement grec a poliment décliné.
En 1889, le Baron Pierre de Coubertin, organisateur du Congrès International pour l’Education Physique, a fait appel par l’intermédiaire des journaux anglais. Penny Brookes lui a répondu. Le Baron a été tellement impressionné que, suite à l’invitation du vieux docteur, il s’est présenté à Much Wenlock en octobre 1890. Une réunion des Jeux Olympiens de Wenlock a été convoqué en son honneur.
A ce moment-là, les deux hommes discutaient leurs ambitions communes ; de plus, Penny Brookes, à l’âge de 81 ans, a confié à de Coubertin qui n’avait que vingt-sept ans, son rêve d’une renaissance olympienne, des Jeux Internationaux à Athènes. A son retour en France, de Coubertin parlait en termes élogieux de son séjour à Much Wenlock et il a fait référence aux efforts de son hôte pour un renouveau des Jeux Olympiques.
Il a écrit dans son article pour l’édition de « La Revue Athlétique » du 23 décembre 1890 :
« Si les Jeux Olympiques que la Grèce moderne n’a pas su ressusciter y revivent, ce n’est pas à un Hellène qu’on est redevable, mais bien au Docteur W.P.Brookes
Il y avait un respect réciproque ; de Coubertin a appellé le docteur « mon plus vieil ami ». Bien que Penny Brookes a figuré parmi sur la liste des membres honoraires du Congrès de 1894, il n’a pas pu y assister à cause de problèmes de santé. Malheureusement, il est décédé juste quatre mois avant la réalisation de l’ambition la plus importante de sa vie : lancer les premiers Jeux Olympiques Internationaux à Athènes en 1896. Il n’avait pas donc vu réalisé son rêve le plus cher. Ce n’est que dans ces dernières années que Brookes est reconnu pour ses contributions à la renaissance des Jeux Olympiques modernes.
Les Jeux de Zappa [ci-dessus], pour les sujets grecs, ont continué à fonctionner, avec plus ou moins de succès, jusqu’aux Jeux Olympiques Internationaux relancés en 1896.
L’Association Olympien de Wenlock se consacre au maintien des idéaux du Docteur William Penny Brookes. Le Comité se compose de 20 membres à peu près, hommes et femmes. La gamme actuelle de clubs et d’associations affiliés comprend Club d’Athlétisme, Club de Boules, Club d’Escrime et l’Association des Arts Vivants, tous ayant des délégués au comité principal. Les réunions de ce dernier ont lieu trimestriellement avec l’Assemblée Générale en automne. Les réunions d’affaires sont consacrées aux préparations pour les prochains Jeux. Ces Jeux annuels ont le soutien généreux des entreprises locales et les subventions d’organismes nationaux. Les fonds limités de l’Association servent aussi.